Tour du Cabanatous (09)

Prochaine sortie :
Dimanche 06 avril avec Alain
Rando
Dénivelé de 700 mètres

Attention!

Pour toute information concernant les sorties, contacter l'encadrant avant le mercredi 20h30.
Mercredi 14 juillet 2021, Encadrant Tibisay
Niveau : *
Durée : 0 heures
Dénivelé : 700 mètres
Altitude maxi. :2013 mètres
Carte IGN : 2147 ET
Participants : Francine, André, Christiane, François, Tibi et Annette

Véronique et Pascal nous ont rejoints avec une licence découverte.

Le temps est bien maussade, et les yeux encore endormis à 6 h 30, rue Soupetard, en ce 14 Juillet. Tibisay est pourtant motivée et très optimiste quant à la météo prévue sur le plateau ariégeois.

L’ambiance sur le trajet est plutôt silencieuse et les paupières lourdes jusqu’à la boulangerie de village, au pied des Pyrénées, qui nous réveille avec son café chaud et ses croissants (ou l’inverse).

La petite route sinueuse qui doit nous amener au parking de la Coumebière s’enfonce dans un brouillard blanc épais. Même un chevreuil ose traverser le bitume, pensant peut-être passer inaperçu. Les chiffres au thermomètre du tableau de bord fondent à chaque virage en épingle.

A peine parqués, nous pouvons nous libérer de notre masque pour immédiatement nous cacher sous une écharpe et un bonnet, parfois des gants : « Qui veut des gants, j’en ai plusieurs paires ? ». Alourdis par notre sac à dos, nos bâtons et une parka imperméable nous voilà parés pour faire face à ce mur de nuages.

Quelques lacets plus haut nous pouvons, de temps à autre, deviner le petit parking laissé derrière nous (photos). Le chemin entre pierres et boue est parfois presque dangereux ; la terre collée au labyrinthe de nos semelles nous oblige à prendre des allures de patineurs - l’arrière du pantalon de Francine en est la preuve (pas de photo mais une fiche de réclamation va être déposée !). Annette et Véro regardent bien où poser leurs chaussures pour ne pas commettre un effroyable génocide : en effet, le sentier est colonisé par des limaces noires de montagnes (Photo : Arion ater, dixit Google) alors qu’elles ont toute l’estive pour se dépenser !

Encore un petit effort et au port de Saleix, bien indiqué par un panneau en bois (photo : François l’a coincé dans son sac à dos, comme la baguette fraîche), nous pouvons admirer une nouvelle vallée complètement dégagée. Tibisay vérifie sur sa carte IGN, bien conservée dans un plastique hermétique accroché comme un trophée, que nous sommes bien sur le parcours : « 1830 mètres ! » ; j’en conclus que c’est le bon chemin…(photo)

Après un petite pause Badoit (photo sans publicité), nous repartons maintenant à flanc de montagne jusqu’au petit étang d’Alate (photo) en contrebas du prochain col que nous apercevons déjà. En bonne démocratie participative, nous débattons si le lieu est idéal pour le repas ou non. André remporte les suffrages avec des arguments persuasifs : « il est 11 h 30 seulement ! ». Allons manger dans la vallée suivante en contrebas du col, un peu à l’abri du vent. Le vent on l’a pourtant senti lorsque que Marc, sorti de la brume comme un TGV, nous double dans la montée ; il n’avait pas prévu la sortie avec nous, mais il s’est échappé du Salon du livre de sexe (…je me dis : à plus de 80 ans ? … il n’y a pas d’âge !! enfin je crois que ça s’écrit « Seix »)

Une fois basculés de l’autre côté, Tibisay nous choisit une belle terrasse pour le repas, avec une très belle vue sur les étangs de Bassiès et son refuge éponyme (photos, plusieurs tellement c’est beau : Etang majeur, Etang long, panorama…). Une bonne pause pour se requinquer et sécher un peu. Un encas qui nous laisse le temps d’apprécier les orchis tachetées ou les petites colchiques sous nos pieds nus. Vite une photo de groupe avant la sieste (photo) !

Au dessert, Annette propose des prunes séchées Bio mais visiblement il n’y en a pas pour tout le monde…moi j’en ai eu une et elle était exquise ! Tout ce brouhaha n’a pas réveillé André et on manque de l’oublier sur place.

Pour la reprise, un peu désorientée, Tibisay scrute les différents départs de sentier et finalement nous montre le chemin (photo)…juste où le GR10 est signalé d’une croix !! Peut-on lui faire confiance ? Finalement c’est bien là, nous ne suivons plus les bandes rouges et blanches du GR, cap sur les marques jaunes.

Nous pensions descendre mais finalement nous remontons pour frôler les 2000 mètres - Véro demande où nous pouvons nous procurer les fiches de réclamation ! La descente s’amorce enfin, il ne faut pas traîner car les prévisions avaient indiqué des averses à partir de 16 h. Entre cailloux glissants et terre humide, le groupe reste concentré, Christiane en tête.

Un passage rapide devant l’étang de Labant, à peine le temps d’une photo (photo) et nous voilà repartis vers le plateau. Quelques échos de sonnailles résonnent dans la brume, certainement un troupeau que nous peinons à voir.

Arrivés aux voitures, un change sec passé à la vitesse d’un transformiste (photo), nous voilà en route vers un rafraîchissement au premier bar d’Aulus-les-Bains (petite ville thermale avec un bon fromager !?).

A peine consommé, c’est l’embarquement pour Toulouse, juste avant quelques gouttes en petits prismes lumineux pochés sur le pare-brise… Ah ! les prévisions météorologiques étaient fiables !

Quelques bâillements et somnolences plus tard (pour les passagers), de retour à nos voitures, nos routes se séparent…jusqu’à une prochaine fois, peut-être plus vite que prévu, qui sait ?

 

Pascal

Carte : OpenRunner

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