Saint-Dalmas-le-Selvage hier et aujourd’hui
Il y a environ un siècle, la commune tirait ses ressources de l’agriculture (conditionnée par l’altitude, le relief et le climat), de l’élevage (aussi bien ovin que bovin) et de la vente de toutes sortes de produits locaux. Mais les activités étaient limitées et la conquête de nouvelles terres et la construction de hameaux de Bousieyas et du Pra, au XVIIème siècle, permettent un accroissement de la population. Le Pra compte jusqu’à 160 personnes vers 1820. Quant à Bousieyas, à 1 950 m d'altitude, il comptait alors une centaine d'âmes.
D'après certaines statistiques, en 1822 le village aurait possédé deux forgerons, six meuniers, deux tisserands, plusieurs musiciens, en plus d'un boulanger et d'un cordonnier.
De nos jours, les deux hameaux sont désertés et l’activité du village est principalement tournée vers le tourisme.
Le roi des bois de Saint-Dalmas
Philippe Issautier est né dans le village comme ses ancêtres depuis plusieurs générations. Après avoir exercé plusieurs métiers (maçon, pisteur …) il gère le gîte d’étape qu’il a construit de ses mains.
Amoureux de sa montagne, il en connaît les moindres recoins. Il sait dans quel vallon on pourra approcher les biches et les cerfs, sur quelle crête on pourra apercevoir les mouflons, sur quelle pente on pourra admirer les chamois ou les bouquetins.
Marcheur infatigable, il arpente le secteur à la recherche de bois cerfs ou cornes de mouflons, de chamois et de bouquetins. Il en trouve tous les ans et en possède actuellement une collection de 400 exemplaires environ.