Changement de programme pour déjouer la météo, direction La Journalade : pari perdu !
La Journalade 1945 m
Une randonnée embrumée, joyeuse et atypique
Bastien, Marie-France, Jean-Claude A et Alain Ma, se retrouvent chez Paul pour un départ ponctuel à 6 h 15.
Nous avons une pensée pour :
- Marc et son fils absents suite à un triste événement,
- Michel grippé : « pas la Journalade, mais un jour malade » (jeu de mot de Paul)
Nos trois routards, Paul, Jean-Claude, Alain, de vraies pipelettes alimentent joyeusement la conversation durant tout le trajet sans que cela ne perturbe le repos de Bastien.
Après les incontournables, café, viennoiseries, pain frais à Tarascon, nous voilà au col de Port à 1249 m, dans un ciel chargé. Nous nous sentons bien vulnérables, parmi une ribambelle de chasseurs qui canardent des palombes. En chasseur avisé, Jean-Claude nous rassure : «Ils tirent vers le haut, on ne craint rien.»
8 h 30, notre troupe s’élance, confiante avec la météo et certaine que le soleil réchauffera rapidement nos carcasses. Montée soutenue mais juste ce qu’il faut. Vers 1600 m par un long plat et un brouillard s’épaississant, MF en a marre et ferait volontiers demi-tour, mais Jean-Claude, notre Gentil Organisateur, fait la sourde oreille.
Alors que les 4 anciens sont affublés de bonnet, gants, veste, Bastien, corps jeune et chaud, monte en tee-shirt. «Bouducon !»
Vers 1850 m, à 11 h les rochers affolent Bastien. Par une fenêtre sur le vide de part et d’autre, notre sage GO décide d’arrêter là notre supplice. Pour MF ce n’est pas trop tôt ! Nous descendons dans le brouillard, le froid et un vent fort. Mais ça ne réduit pas le volume des discussions. On y voit rien, ne trouve pas la forêt qui devrait se situer à notre gauche.
Vers 1450 m, 12 h 30, la voilà cette «putain» de forêt mais à notre droite ! Serions-nous dans «la mare au diable ?» Personne ne s’est rendu compte qu’on avait basculé sur l’autre côté du vallon.
Grâce à l’expertise de Jean-Claude et Alain, on fait demi-tour pour 150 m de dénivelé (ascendant).
A 13 h 15 l’estomac crie famine, déjeuner rapide d’un quart d’heure, trop froid, trop de vent ! Mais ce n’est pas fini, encore 100 m de dénivelé à travers les rhododendrons. Que les jambes de MF sont courtes !
Toujours de bonne humeur, Paul ajoute : Ce fut une erreur de visée volontaire, un cours d’orientation quoi !
A 1600 m enfin sur le parcours du GPS ! 14 h 35 arrivée à notre camion, enfin. Les palombes sont passées et les chasseurs partis, ils nous avaient pourtant promis quelques oiseaux pour ce soir.
Merci à Jean-Claude, notre GO, et à tout le groupe pour cette randonnée joviale.
MF
Paul, tel un prof avec son élève et sa rédaction imposée, ne m’y reprendra pas. Plus jamais ça, pardon : on ne doit jamais dire « jamais » (Paul comprendra).
Quoique ! J’ai pris grand plaisir à revivre cette journée joyeuse et atypique.
Deux fenêtres de "tir" dans cette purée de pois = deux seules photos.