Cerbillona

Prochaine sortie :
Dimanche 06 avril avec Alain
Rando
Dénivelé de 700 mètres

Attention!

Pour toute information concernant les sorties, contacter l'encadrant avant le mercredi 20h30.
Samedi 23 au lundi 25 mai 2015, Encadrant
Niveau : ***
Durée : 0 heures
Dénivelé : 1500 mètres
Altitude maxi. :3247 mètres
Carte IGN : 1647 OT
Participants :

Cerbillona  (alt : 3247 m)

Carte IGN: 1647 ET

Accès: Depuis Toulouse, Tarbes, Lourdes, Gavarnie, vallée d’Ossoue

Paticipants : Alain B, Michel B, Georges, Nathalie, Claudine

Samedi 23 :

Départ à 8 h de l’Union, près de chez notre pilote ; à Tarbes nous retrouvons Alain qui nous offre le café ; la confiture que « touille » Jocelyne sent très bon. Nous ne sommes pas optimistes sur les chances de beau temps mais espérons des « trouées » annoncées.

Obstacle imprévu, la route d’Ossoue est barrée 2 km après la bifurcation environ ; ça change la donne... 6 à 7 km de plus avant la montée. En voyant les 3 énormes coulées d’avalanche qui obstruent la route (voir photos) à peine attaquées par les pelleteuses, il est sûr que nous n’avions aucune chance de passer, même avec le 4x4 de Georges. Rien à voir avec les habituels cailloux de sortie d’hiver.

Après le barrage (où la passerelle a été emportée), nous attaquons la montée, le chemin s’élève au-dessus de la gorge et joue à cache-cache avec les névés. Ce sera de plus en plus le cas en montant, même les grottes Bellevue sont encore dissimulées par le névé plaqué contre la falaise. Dernière raide montée vers le refuge de Baysselance, découvert au dernier moment. Le temps est devenu hivernal (vent glacial, petit grésil), les herbes au bord du chemin sont enfermées dans de splendides glaçons. Le refuge a grandi. Il est bondé mais toujours aussi glacial, un mini poêle à bois semble un peu insuffisant pour réchauffer l’atmosphère.

Il a fait -7° pendant 8 jours, peu après l’ouverture du 12/05, nous dit le sympathique gardien (ou adjoint).

Seule la chaleur humaine et celle de la soupe parviendront à nous réconforter ... Des cafistes de Cholet, voisins de table, nous « épatent » car ils font 600 km pour rejoindre nos Pyrénées presque tous les week-ends.

Dimanche 24 :

Lever matinal, le plafond est bas, les sommets invisibles mais la météo annonce des trouées pour 8 h... Nous descendons donc vers la traversée à flanc permettant de prendre pied sur les névés pentus qui conduisent au  glacier  du Vignemale.

Equipement, vérification des baudriers et crampons par le chef d’expé.

Nous longeons la falaise sous le petit Vignemale et ça « parpine » déjà un peu. Puis la pente se relève sérieusement ; le souffle est plus court (pour moi)  malgré les lacets et nous voilà dans « la purée de pois » ; nous distinguons à peine quelques cordées. Il n’y a pas foule autour de nous.

Nous atteignons presque 3100 m, sur le glacier. Alain nous situe sur la carte mais l’éclaircie annoncée n’est pas ponctuelle, semble-t-il ; nous l’attendons donc en révisant : encordement en N, nœuds, arrêt-piolet sur glissade, histoire de se réchauffer ... puis redescendons encordés, à  l’intuition, sans visibilité ; il faut se faire une raison, pas de « trouée ». Ce n’est qu’un peu plus bas, quand nous serons posés sur un rocher pour grignoter, que le rideau s’ouvrira un peu et nous laissera apercevoir le Montferrat avec de belles corniches sur la crête.

Quelques petits regrets ? Mais non, les cimes resteront au final accrochées tout l’après-midi. Alain nous révèlera les « ambitions » de tour des crêtes, qu’il aurait aimé nous faire faire si ...

Près du sentier, petit face à face magique avec une jolie marmotte tricolore qui nous approche à 1 m, sans peur mais qui dédaigne les biscuits bio de Michel ...

Nous lézarderons donc devant le refuge en goûtant et quelques rayons de soleil perceront même, assez pour cuire les peaux non protégées. La couche de nuages affleure la crête du petit Vignemale sur laquelle nous suivons la progression de Jean-Pierre et sa famille (qu’il entraîne pour le Mont Blanc ...) ; il a reconnu Alain, c’est un membre FFME  de Saint-Gaudens et collègue retraité qui connaît tous les « anciens » de notre section... souvenirs, souvenirs.

Le refuge est plus calme ce soir mais toujours froid (13° environ). La soupe est servie bien chaude et sous la couette, la température est bonne heureusement.

 Les projets pour le lendemain, eux, sont incertains comme la météo. Alain intuiterait le col de Labas, faute du projet initial vers les Oulettes, si  le plafond reste au niveau d’aujourd’hui ...

Lundi  25 :

Malheureusement le temps est encore plus bouché que la veille, le vent est glacial et un léger grésil tombe, ce matin. Les groupes attendent comme nous en buvant un dernier café, tournent et renoncent aux ascensions prévues.

Il nous faut donc raisonnablement descendre ;  plus bas,  nous passerons sous les nuages, il fera meilleur et nous nous laisserons glisser sur les névés «confortables» même au fond de la gorge où sont montés deux skieurs.

Pour éviter la longue route, après le barrage et la cabane de Millas, nous prendrons le chemin fleuri, rive droite du gave ... agréable variante qui finit en forêt de Saint-Savin et sur la passerelle, un peu plus bas que notre parking. Mais notre pilote prévenant a couru chercher le véhicule. L’air est toujours glacial pour le pique-nique mais chanceux, nous n’avons pas été mouillés dans la descente.

A Gèdre, le petit café sera pris au chaud, à l’intérieur et une nouvelle pause bienvenue nous attend chez Alain à Tarbes, avant de rentrer à la grand’ ville, assez tôt pour éviter les bouchons.

Merci à Alain pour ce chaleureux week-end haute montagne même si contrarié par la météo. A retenter ?

Et, pèlerinage-souvenir émouvant pour moi  car nous étions ensemble dans le coin, il y a 20 ans  dit Alain... ça ne nous rajeunit pas !

 Claudine

Carte : OpenRunner

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