MARCILLAC (12)

Prochaine sortie :
Dimanche 13 avril avec Fabrice
Rando
Dénivelé de 1100 mètres

Attention!

Pour toute information concernant les sorties, contacter l'encadrant avant le mercredi 20h30.
Samedi 04 au dimanche 05 octobre 2014, Encadrant
Niveau : *
Durée : 3 heures
Dénivelé : 290 mètres
Altitude maxi. :0 mètres
Carte IGN :
Participants :

 

Samedi 4 octobre

Nous étions donc à Combret, commune de Nauviale dans l'Aveyron, chez Claudine et Eric Vinas, producteurs du domaine Les Costes Rouges, appellation Marcillac qui est un monocépage utilisant le fer servadou. Nous avons commencé par visiter les vignes, un peu plus de 6 hectares pas encore vendangées, exposées plein sud sur le côteau du Rougier qui, comme le nom l'indique, est riche en oxyde de fer. Ce qui se traduit par la couleur très sombre du vin, tirant sur le violacé pour la cuvée le clos de la Ferrière.

La gamme se compose de deux vins : la cuvée de base et le clos de la Ferrière qui est produit par une vigne plus vieille sur un terroir beaucoup plus ferrugineux que le reste du domaine. Hélas, au grand désespoir de Paul, le stock était épuisé ! Nous avons quand même pu en goûter lors de la dégustation. Cela donne des vins tanniques, très charpentés et un peu âpres en fin de bouche surtout le clos de la Ferrière qui mériterait de vieillir en fût de chêne (il titre entre 12° et 12,5°). Les bonnes années, le vigneron produit du rosé qui cette année était absent. Cela est dommage car le fer servadou doit donner un rosé sombre peu fruité et charpenté comme le malepère.

La cave est assez petite mais bien équipée : 6 cuves récentes en inox et une en ciment dans le sous-sol. Celle-ci est utilisée pour le vieillissement du clos de la Ferrière pendant 20 mois.

Eric nous a parlé d'une production de sauvignon blanc mais nous ne l'avons pas vu. La gamme, assez simple, est complétée par du ratafia qui est un vin muté, c'est-à-dire un vin nouveau dont la fermentation a été interrompue par un ajout de marc de raisin qui permet de tuer les levures et stopper la fermentation. Cela donne un apéritif fruité à 16° en tenant compte de la part des anges. 

Il faut noter que toute la production est bio, ce qui n'est pas négligeable quand on sait que la viticulture est le plus grand consommateur de pesticides. Eric n'utilise que du soufre, du cuivre (bouillie bordelaise) et du kaolin (argile) qui, pulverisé sur la vigne, la protège des insectes. La fertilisation est assurée par la plantation de féverolles entre les rangs de vigne. La féverolle a la particularité, comme la betterave et le ray-grass, de fixer l'azote dans le sol. Le reste de la plante est broyé pour fournir un compost naturel en surface. Après la taille de la vigne, des moutons broutent l'herbe et contribuent à enrichir le sol de leurs déjections. Tout le désherbage des pieds de vigne se fait par des moyens mécaniques et la récolte est manuelle.

Voilà pour la partie vin du séjour : nous avons rencontré un petit producteur fier de son travail qu'il accomplit soigneusement en respectant la nature dans les règles du bio.

Philippe

 

 Dimanche 5 octobre

 

Nous sommes partis à 9 h du gîte de Combret (après un excellent petit déjeuner) pour une rando de 3 h à travers vignes et collines et 350 m de dénivelé.

 

Le temps n’était pas au grand beau mais avec de la chance et malgré un peu de bruine, nous sommes passés entre les gouttes.

 

Au fur et à mesure de notre progression sur les chemins creux et quelques portions boueuses, nous avions de très belles vues sur la campagne environnante et le moutonnement des collines. Dommage que la bruine se soit invitée ! Le point le plus haut de la balade était la magnifique chapelle romane de Saint-Jean-de-Froid située sur un piton qui culmine à 566 m et d’où l’on jouit d’un splendide panorama à 360°. Juste une petite halte qui a permis à Marc de chercher plus bas des sarcophages (Les a-t-il trouvés ? Mystère !) et retour par le même chemin.

 

Nous avons pique-niqué dans la grande salle à manger des vignerons, toujours dans la bonne ambiance et la super convivialité de M. et Mme Vinas. Claudia avait fait une tarte au chocolat excellente et Mimi a sorti les carrés (de Criolo) à déguster !

 

Départ à 14 h pour Conques et la visite de l’abbatiale.

 

Michel le postier, l’érudit du groupe, a fait le conférencier avec brio : une explication détaillée sur le tympan de l’église (Polo vous dira tout). L’intérieur est splendide. Les vitraux ont été conçus par Pierre Soulages. Le matériau utilisé est un verre translucide qui respecte les variations de la lumière naturelle. Mais Conques c’est aussi un magnifique village médiéval. Quand on flâne dans ses ruelles, on peut admirer un patrimoine architectural exceptionnel.

 

Conques est un lieu de passage incontournable sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. A ce titre, l’abbatiale et le pont sur le Dourdou sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Conques mérite une visite plus longue, la prochaine fois pour moi …

 

Eliette

 

Ont participé à la rando vigneronne :

 

Polo et Claudia, François et Christiane, Françoise, Marco, Marc, Monique, Eve, Nicole A, Michel, Philippe et Eliette. Nous avons accueilli avec plaisir deux nouvelles adhérentes, Nadine et Sylvie.

 

 
 

Ce n'est plus le temps des fleurs ; rares le mélilot blanc et la scabieuse colombaire, dernières fleurs du chèvrefeuille, de la bruyère callune, les coquelicots attardés de l'été... Seul le séneçon abonde sur les talus. L'automne c'est le temps des fruits, billes rondes et noires du troène, cenelles rouges de l'aubépine, cynorhodons fripés de l'églantier, prunelles à patcharan de l'épine noire, dernières mûres qui ne le sont pas ! Les vignes de Marcilhac, comme la plupart des vignes des côteaux pentus sont travaillées en terrasses, grappes noires promesses de belles vendanges.

 

N'oublions pas les noix, les châtaignes et les tapis de glands qui crissent sous les chaussures des marcheurs.

 

Françoise

 

Le tympan de la façade principale

 

Le portail occidental de l'abbatiale Sainte-Foy est surmonté d'un tympan décrivant le Jugement dernier. Il est considéré comme « l'une des œuvres fondamentales de la sculpture romane par ses qualités artistiques, son originalité et par ses dimensions ».

Il représente le Jugement dernier, d'après l'Evangile selon Matthieu. Il comporte 124 personnages, l'ensemble est divisé en trois niveaux. Tout en haut dans les angles on peut voir deux anges sonneurs de cor, au centre trône le Christ en majesté, avec les élus à sa droite, au Paradis, et les damnés à sa gauche, en Enfer.

Derrière lui les anges portent la Croix et le fer de lance évoquant la Passion.

Au niveau médian le cortège des élus est en marche vers le Christ. On peut reconnaître la Vierge Marie et Saint-Pierre (personnages nimbés), qui sont suivis par les personnages ayant marqué l'histoire de l'abbaye : l'abbé Dadon (son fondateur), Charlemagne (son bienfaiteur). Dessous, sainte Foy sous la main de Dieu, à côté des menottes des prisonniers qu'elle a libérés. De l'autre côté des anges-chevaliers repoussent les damnés essayant d'échapper à l'Enfer. On peut y voir de mauvais moines, un ivrogne pendu par les pieds.

Le troisième niveau est divisé en deux parties. À gauche se trouve le Paradis présidé au centre par Abraham. A sa porte, un ange fait entrer les élus. La partie droite est consacrée à l'enfer où préside Satan, et où sont châtiés les péchés capitaux : l'Orgueil, désarçonné d'un cheval, l'Avarice pendue haut et court avec sa bourse, la Médisance dont la langue est arrachée par un démon, l'Adultère représenté par une femme, poitrine dénudée, liée par le cou avec son amant. Sur le linteau on peut lire la phrase suivante : « Pécheurs, si vous ne réformez pas vos mœurs, sachez que vous subirez un jugement redoutable ».

Carte : OpenRunner

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