Ascension 2014- SIERRA DE GUARA
29 Mai au 1er Juin
Hébergement : Camping d'Alquezar soit en bungalow ou sous tente
Participants : Onze. Claudine, Nathalie, Monique, André A., Michel, Nicole, René, Michèle et Robert, Philippe et moi en encadrante.
JEUDI 29 : Ruta de las pasarelas o del barranco de la Fuente
Temps nuageux et ensoleillé.
Après installation au camping, nous partons de la Plaza Major, nous en profitons pour visiter le village, ses maisons de briques à arcades, les portes et leur encadrement de pierres, les ruelles fraîches, la Plaza Major...
Sentier bien marqué, équipé d'escaliers, de passerelles, il s'engouffre dans le ravin de La Fuente, descente abrupte dans la pénombre fraîche, la végétation luxuriante...
Nous finissons par prendre pied sur le sable du Canyon du Vero ; à quelques pas, une immense voûte-grotte où s'étale la rivière dans laquelle s'ébattent de jeunes enfants des écoles.
Nous poursuivons vers l'aval, longeant le rio, empruntant de nombreuses passerelles accrochées à la falaise suspendues au-dessus de l'eau vive, turquoise, et des passages sur la rive sableuse ; après la retenue d'eau nous trouvons le sentier qui remonte vers le village.
Le chemin débouche en contrebas du village, maisons étagées sur la pente, dominées par la collégiale Santa Maria la Mayor ; nous descendons au Puente de Fuendebaños, pont roman à trois arcades, restauré. Où mène t-il ? Il relie Alquezar à Asque par l'ancien et unique chemin d'autrefois ; j'aime ces constructions du passé, patrimoine rural esthétique au service des hommes.
VENDREDI 30 : Rodellar, Otin par le plateau et le Canyon du Mascùn
Nous avons mis nos pas sur ces sentiers caillouteux et colorés comme nous les avions parcourus pour la première fois il y a plus de trente ans ; descente dans le canyon et déjà traversée du rio Mascùn à deux ou trois reprises ; l'eau est abondante, certains se déchaussent, d'autres parviennent à traverser pieds au sec ou chaussures pleines d'eau comme René !
Après la résurgence, nous remontons le barranco del Andrebod jusqu'à 1105 m, puis le dolmen de Losa Mora , au loin le village d'Otin, ses maisons et son église ruinées ; nous arrivons au village en même temps que la pluie, une bonne averse drue et froide. Heureusement nous trouvons un abri sommaire dans de vieilles granges...au toit percé !
Par le beau sentier bordé de murettes nous montons à l'église ruinée ; il ne reste que le chœur déjà bien lézardé, traces de peintures, entrée du porche, la porte de l'église à l'encadrement encore bien conservé...
Un randonneur m'interpelle « Où est le bar ? », il a vu l'inscription sur le mur, mais de bar il n'y en a pas ! Surtout à cette saison ! Peut-être en été...
Plus bas, la Casa Bellosta, toiture, cheminée ruinées, rambarde du balcon renversée, blason martelé et enlevé, grandeur et décadence... Nous rejoignons les lèvres du Mascùn, les deux beaux chênes verts, géants résistants aux années ; descente par la Costera, aiguilles rocheuses, corniches et formes fantastiques, citadelles ; nous voici à nouveau près du rio et pour le traverser nous sommes nombreux à quitter nos godillots pour des chaussures légères et profiter de l'eau fraîche... Nous n'avons pas souffert de la chaleur comme autrefois...
SAMEDI 30 : Ermitage San Martin dans la Peonera
Le départ se fait du Puerto de Sierra Rufas, se garer à l'antenne après la barrière.
Nous partons par la piste jusqu'aux bergeries ruinées ; un sentier caillouteux descend au Point de Vue sur le canyon. Tout en bas l'ermitage et l'Alcanadre aux eaux turquoises.
Nous descendons par la vire qui longe la falaise où fleurit l'ail moly, plus loin le passage sur la falaise de poudingue puis le dernier escarpement en forêt pour parvenir au fond du canyon ; la pluie de ces derniers jours a gonflé la rivière, beaucoup de courant... Après recherches des possibilités pour traverser, nous préférons renoncer. Observations des vautours fauves, des martinets à ventre blanc ; farniente au soleil.
DIMANCHE 1er : Grottes d'Arpan, del Trucho
Temps très chaud. Le départ est signalé par des panneaux en bordure de la route de Asque à Lecina.
Piste caillouteuse qui devient sentier ombragé, passage sur la poudingue ; sur l'autre versant de la combe, les grilles signalent la grotte ; vaste abri où se détache sur la paroi du fond la silhouette d'un cerf. Surpris par la petite taille du dessin mais ô combien ravis de la perfection de la représentation !
Au Point de Vue aménagé sur le Vero, casse-croûte, le percnoptère chasse, tout loisir d'admirer ce bel oiseau blanc... Michèle avait promis de trouver la Centhrante. La voici, touffes roses désordonnées surgissant du pierrier !
Vers le Nord, le massif du mont-Perdu, la cassure du canyon de Niscle, las Tres Marias ; plus à l'est, le massif du Cotiella enneigé, la punta Fulsa et la Suelsa... Promesses de belles randonnées !
Tout près, le village de Lecina où nous pensons prendre le café mais le bar-hôtel ne sert pas les touristes. Visite de l'église, j'ai demandé la chiave à une maison, c'est la propriétaire qui fait la visite ; d'abord réservée elle devient volubile. Quatorze personnes vivent au village... Visite au Chêne Vert Millénaire, producteur de truffes !
Villages restaurés, désenclavés, même si à l'entrée d'Alquezar les nombreux restaurants à touristes me déplaisent, il suffit de rejoindre le vieux village, se perdre dans le dédale de ses ruelles... J'ai le même plaisir à parcourir ces sentiers sur les plateaux ou dans les canyons, paysage sauvage, minéral, couleurs fauves et brunes de la roche et les eaux si claires, si bleues, si turquoise, beautés naturelles, sereines, apaisantes...Villages perchés, étagés sur la pente, colorés, églises et ponts romans au charme suranné... jamais lassée...
Françoise